Veni, Sancte Spiritus,

et emitte caelitus

lucis tuae radium.

Viens, Esprit-Saint,

et envoie du haut du ciel

un rayon de ta lumière.

​Les prières au Saint-Esprit commencent souvent par l’invocation Viens. Ce qui ne se fait pas pour Dieu le Père. Nous sommes devant Lui. Nous ne disons pas Viens au Fils, sauf pendant le temps de l’Avent, quand nous désirons la venue du Sauveur et que nous préparons nos cœurs à sa venue. Nous disons à l’Esprit-Saint Viens pour qu’il réalise en nous le salut que Jésus nous a mérité. Que l’Esprit-Saint habite nos cœurs, que nous soyons enfants de Dieu. Par le baptême nous sommes devenus enfants de Dieu, mais nous n’y pensons pas toujours, c’est pourquoi nous l’appelons et nous lui demandons de nous faire vivre dans la lumière du Christ.

Veni, pater pauperum,

veni, dator munerum

veni, lumen cordium.

Viens en nous, père des pauvres,

Viens, dispensateur des dons,

Viens, lumière de nos cœurs.

​​L’Esprit-Saint est Père des pauvres. Il ne s’agit pas seulement de la pauvreté économique, mais de l’humilité de celui qui se situe devant Dieu sans orgueil. Heureux les pauvres de cœurs le Royaume des Cieux est à eux. Il faut être petit pour appeler l’Esprit et s’ouvrir à Lui. Quand il vient dans l’âme, il l’enrichit de ses 7 dons : crainte, piété, science, force, conseil, intelligence et sagesse. Ces dons sont autant de lumières pour la conduite et la réussite de la vie. Ils permettent de se situer d’une manière juste devant Dieu, d’agir selon sa volonté, de lui plaire et de répondre à l’amour de Dieu avec amour.

Consolator optime,

dulcis hospes animae,

dulce refrigerium.

Consolateur souverain,

Hôte très doux de nos âmes

Adoucissante fraîcheur.

​L’Esprit-Saint est un merveilleux consolateur. Quand la tristesse accable, Lui fait comprendre qu’en Dieu les situations ne sont pas désespérées. Tout dépend de Dieu et il est Dieu d’amour. L’avenir est une promesse de Dieu. L’Esprit sait parler au cœur et faire comprendre qui je suis pour Dieu et qui Dieu est pour moi.

In labore requies,

in aestu temperies

in fletu solatium.

Dans le labeur, le repos,

Dans la fièvre, la fraîcheur,

Dans les pleurs, le réconfort.

La strophe suivante explicite la consolation que l’Esprit-Saint offre : dans le labeur, dans le stress, dans la multiplicité des occupations, il fait trouver le repos. Pourquoi ? Parce que l’Esprit maîtrise nos réactions, nos emportements, il calme nos ardeurs. En réponse aux énervements, aux impatiences, aux insatisfactions, il introduit la perspective de la vie en Dieu. De même, il apaise les pleurs en projetant sur les deuils, les déconvenues, les échecs la lumière divine :

O lux beatissima,
reple cordis intima

tuorum fidelium.

O lumière bienheureuse, 
viens remplir jusqu'à l'intime   

le cœur de tous tes fidèles.

La lumière que donne l’Esprit est dite bienheureuse, parce qu’elle est béatifiante ; elle enlève la tristesse et rend heureuse : Dieu ne peut pas être triste, même s’il regrette que ses créatures se rendent malheureuses en faisant le mal. Il a les ressources pour combler le mal. L’Esprit-Saint nous fait comprendre qui est Dieu pour nous, qu’avec Lui aucune situation n’est désespérée. Il remplit le cœur avec cette certitude lumineuse.

Sine tuo numine,

nihil est in homine,

nihil est innoxium.

Sans ta puissance divine,

il n'est rien en aucun homme,

rien qui ne soit perverti.

​Sans la puissance divine de l’Esprit, il n’y a rien dans l’homme. En fait, en tant que créature de Dieu, la puissance divine est toujours à l’œuvre dans les créatures et particulièrement dans les personnes humaines créées à l’image et à la ressemblance de Dieu. Mais l’Homme a voulu être comme Dieu, il s’est mis en rupture avec Dieu. L’Esprit répare cette rupture et remet l’homme en communion avec Dieu. Il enlève la perversion de l’orgueil de l’Homme qui veut rivaliser avec Dieu son créateur.

Lava quod est sordidum,

riga quod est aridum,

sana quod est saucium.

Flecte quod est rigidum,

fove quod est frigidum,

rege quod est devium.

Lave ce qui est souillé,

baigne ce qui est aride,

guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,

réchauffe ce qui est froid,

rends droit ce qui est faussé.

​Le pardon et la purification du péché sont une œuvre trinitaire comme le montre la prière du sacrement de la réconciliation. L’intervention de l’Esprit-Saint est aussi mentionnée : Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde, par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde, et il a envoyé l’Esprit-Saint pour la rémission des péchés. L’Esprit Saint purifie, revigore, guérit, il assouplit les raideurs, il réchauffe ce qui est froid, il redresse ce qui va de travers.

Da tuis fidelibus,

in te confidentibus,

sacrum septenarium.

Lave ce qui est souillé,

baigne ce qui est aride,

guéris ce qui est blessé.

Par ses 7 dons, l’Esprit permet aux disciples du Christ de suivre la loi du Christ ; par ces dons ils se comportent en en fils et fille de Dieu. La dernière strophe demande la réussite définitive de la vie dans la joie éternelle.

​​Da virtutis meritum,

da salutis exitum,

da perenne gaudium.

​​Donne mérite et vertu,

donne le salut final

donne la joie éternelle.     

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